BD : Le livre sans nom • adaptation de Koe' & Yello

BD : Le livre sans nom • adaptation de Koe' & Yello

LE LIVRE SANS NOM : PLONGÉE
DANS L’UNIVERS DU BOURBON KID


Il existe des livres qu'on n'oublie pas. Le livre sans nom, premier tome de la saga Anonyme (Bourbon Kid), en fait assurément partie, et pas seulement parce que son auteur a choisi de rester dans l'ombre depuis sa publication en 2006. C'est d'abord un choc de lecture. Un uppercut littéraire qu'on ne voit pas venir.

Depuis 2010, ce roman anonyme s'est vendu à plus de trois millions d'exemplaires dans le monde et s'est imposé comme une référence absolue du thriller déjanté.

Ce livre coup dans la tronche n'est rien d'autre que le cocktail dément et fabuleux qui mélangerait les œuvres les plus cultes du cinéma, genre Desperado et Une nuit en enfer, avec plus de morts et de fusillades que dans tous les Tarantino réunis. Bienvenue à Santa Mondega. Vous n'êtes pas près de repartir.


Avis Résumé BD : Le livre sans nom

Résumé des BD : Le livre sans nom


Santa Mondega est une ville du sud des États-Unis, proche de la frontière mexicaine, oubliée du reste du monde et connue des habitants pour être la ville la plus dangereuse du monde. Seule ville au monde où l'on peut voir, tous les 5 ans, une éclipse totale, Santa Mondega est le théâtre d'une violence qui se déchaîne à chaque fois que cette éclipse approche.

Au centre de l'histoire, une pierre magique appelée l'Œil de la Lune, dont celui qui la possède devient immortel. Celui qui la détient le jour de l'éclipse peut même faire dévier à jamais la Lune de son orbite. La pierre passe de mains en mains, répandant le sang sur son passage.

Deux moines, nommés Kyle et Peto, reçoivent la mission de se rendre à Santa Mondega pour récupérer cette pierre magique censée apporter l'invulnérabilité à celui qui la porte. Ailleurs, une jeune femme, Jessica, se réveille dans une maison et apprend qu'elle sort d'un coma de cinq ans après avoir été victime d'une tentative de meurtre, tandis que l'inspecteur du paranormal Miles Jensen se rend à Santa Mondega pour mener son enquête.

En parallèle, d’autres personnages entrent en scène : chasseurs de primes, tueurs à gages, membres de la mafia… Tous gravitent autour de l’Œil de la Lune, chacun prêt à tout pour s’en emparer.

Le Bourbon Kid, quant à lui, apparaît comme une figure insaisissable. Lorsqu’il entre en scène, la violence atteint un niveau extrême. Pourtant, derrière cette brutalité, certains éléments laissent entrevoir une forme de cohérence dans ses actions, comme s’il suivait ses propres règles.

Peu à peu, les différentes intrigues s’entremêlent. Les personnages se croisent, s’affrontent, se trahissent. La tension monte jusqu’à un affrontement final où tous les protagonistes se retrouvent réunis autour de la pierre maudite.

Les BD laissent planer le mystère autour du Bourbon Kid et de ses véritables motivations. A suivre...


Personnages BD : Le livre sans nom

Les personnages : Le livre sans nom


Le Bourbon Kid est l'âme noire de l'histoire. Il est surnommé ainsi en raison de sa capacité à se transformer en tueur impitoyable en buvant du bourbon. Cinq ans avant les événements, ce tueur mystérieux avait massacré de nombreuses personnes — principalement des vampires et des loups-garous — à Santa Mondega. Ce personnage est à la fois omniprésent et fantomatique : le Bourbon Kid fait de courtes apparitions mais est toujours présent en toile de fond. Personnage d'antihéros absolu, il n'est ni tout à fait monstre ni tout à fait justicier — sa psychologie reste opaque dans ce premier tome, ce mystère étant précisément ce qui le rend si fascinant.

Sanchez est le patron du bar Le Tapioca. Il est connu pour sa couardise, son faible respect envers la clientèle à qui il sert de son urine quand il n'apprécie pas le client, mais surtout pour être resté sain et sauf après le massacre commis par le Bourbon Kid dans son bar cinq ans auparavant. Survivant opportuniste, il représente l'archétype du personnage qui fait le moins de vagues possible dans un monde où tout le monde est armé.

Jessica est la seule survivante d'une fusillade du Bourbon Kid. Recueillie par le frère et la belle-sœur de Sanchez, elle se réveille amnésique après cinq ans de coma. Son amnésie lui confère une vulnérabilité totale dans un univers qui ne pardonne pas la faiblesse, faisant d'elle le personnage le plus humain.

Miles Jensen est un enquêteur du paranormal dépêché pour aller enquêter à Santa Mondega. Il représente l'œil extérieur, celui du lecteur lui-même projeté dans cet univers dément, tentant de mettre de l'ordre là où tout n'est que chaos.

Archibald Somers est un policier vétéran obsédé par le Bourbon Kid. Il incarne la figure du flic usé, dont la quête est presque personnelle.

Kyle et Peto sont sans doute les personnages les plus "comiques", et paradoxalement parmi les plus attachants. Kyle est le moine de l'île d'Hubal chargé d'aller récupérer l'Œil de la Lune. Plus expérimenté que Peto, il s'efforcera d'empêcher le jeune moine de se laisser entraîner dans les vices de Santa Mondega. Il représente la figure du sage qui tente de garder la tête hors de l'eau dans un environnement qui défie toutes les règles de la morale.

Jefe est le parrain de la mafia locale. Il ne sort que la nuit et inspire la peur à tous les habitants de Santa Mondega. Il est le premier personnage du livre en possession de l'Œil de la Lune, avant de se le faire voler par Marcus la Fouine. 

Elvis le King est l'un des plus réputés tueurs à gages de Santa Mondega, sosie d'Elvis Presley, engagé par Sanchez pour venger la mort de son frère.

Dante et Kacy forment le duo le plus attachant : les deux seuls personnages vraiment sympathiques, un couple d'amoureux un peu idiots, à la manière de Bonnie & Clyde en plus cool.

Rodeo Rex est le « tueur à gages du Tout-Puissant », comme il se définit lui-même, dont le travail consiste à tuer les forces du mal pour le compte de Dieu. Il a une main artificielle à cause de sa dernière rencontre avec le Bourbon Kid. C'est une légende à Santa Mondega, réputé invincible dans un combat de boxe


Avis BD : Le livre sans nom • adaptation de Koe' & Yello


Avis : Le livre sans nom • Adaptation de Koe' & Yello


Pour être franche, j’ai entamé la lecture de ces deux BD avec beaucoup d’a priori. Je n’avais pas réellement apprécié la version roman, avec son style très particulier, que j’ai trouvé à la fois poussiéreux, violent, et porté par une ambiance alcoolisée, lourde et enfumée. Pourtant, face au succès phénoménal du livre, vendu à des millions d’exemplaires et adoré par de nombreux lecteurs, je me suis dit que j’étais sans doute passée à côté de quelque chose. Me voici donc replongée dans les aventures du Bourbon Kid, mais cette fois en version BD, plus accessible et agréable.

Le livre sans nom s'attaque de front à plusieurs thèmes qui n'ont pas l'habitude de cohabiter : la violence et l'humour noir, le polar et le fantastique, le western et l'horreur, la parodie et le second degré. Ici, tout le monde est méchant, tout le monde est armé, et la mort est une blague qui revient à chaque page.

Ces BD sontt une expérience de lecture à part. On ne le lit pas pour se détendre, mais pour être secoué. C'est le pays du second degré, de la violence gratuite, du malsain gentillet qui fait marrer (ou pas), ça se prend pas du tout au sérieux, c'est glauque, et vulgaire à chaque page. 

Ce qui frappe d'emblée, c'est la structure de l'histoire : des dizaines de personnages, une intrigue qui part dans tous les sens avant de se recoudre de manière efficace. Plus on lit et moins on sait qui est gentil et qui est méchant. C'est peut-être justement là que réside le génie de l'auteur anonyme : dans une ville où tout le monde est coupable, où la notion même de héros devient absurde ? A suivre pour être sûre.... 

Les personnages ont tous un côté mauvais mais peuvent montrer de la loyauté envers d'autres personnes. L'humour est omniprésent, encore faut-il avoir ce type d'humour. Là je n'ai pas vraiment accroché.

En revanche, il faut être prévenu : ce n’est pas de la grande littérature au sens classique du terme. Pour ma part, j’ai davantage apprécié l’univers des BD que celui des romans. Mais peut-être devrais-je me replonger dans ces derniers pour redonner une chance à une lecture qui ne m’avait pas convaincue lors de ma première découverte.





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