QUAND LA FRATRIE GARATTI AFFRONTE LES
PLUS GRANDS BANDITS DE L'OUEST AMÉRICAIN
Après avoir bravé les terres légendaires de Camelot aux côtés du roi Arthur dans le tome précédent, la fratrie Garatti repart pour une nouvelle aventure aussi inattendue que trépidante. Dans ce cinquième opus de la saga imaginée par Jérémy Cabrières, La Fratrie Garatti : À la Conquête de l'Ouest propulse nos héros au cœur du Far West américain, une époque mythique peuplée de cowboys, d'Indiens, de hors-la-loi légendaires et de grands espaces sauvages.
Depuis leur petite ville de Saint-Flour, Léa, Paolo, les jumeaux Mattia et Milo, accompagnés de leur fidèle compagnon Milou, vont se retrouver plongés dans un univers où le danger rôde à chaque détour du chemin et où le courage n'est pas une option, mais une nécessité. Un roman jeunesse qui mêle habilement aventure, Histoire, solidarité familiale et transmission des valeurs, pour le plus grand bonheur des petits et grands lecteurs.
Retrouvez les chroniques des 4 premiers volumes :
Tome 1 : Les aventures de la fratrie Garatti
Tome 2 : Les nouvelles aventures de la fratrie Garatti
Tome 3 : Les 12 travaux de la fratrie Garatti
Tome 4 : La fratrie Garatti et les chevaliers de la table ronde
De Saint-Flour au Far West : le résumé complet du tome 5
Nous sommes en mai 1947, à Saint-Flour. La fratrie Garatti mène une vie paisible mais déjà bien animée. Léa, 18 ans, est une jeune femme épanouie, pigiste pour le journal local La Dépêche, nourrie par sa passion grandissante pour la philosophie et le journalisme. Paolo, 15 ans, le cadet curieux et studieux, dévore livres de sciences et de géographie. Les jumeaux Mattia et Milo, 13 ans tout juste, sont inséparables et complices en toutes circonstances. L'aîné, Nathan, vit désormais sa propre vie dans une annexe du château du Sailhant, jardinier-paysagiste amoureux, qui attend un heureux événement avec sa compagne Liliane. Enfin, Milou, le chien espiègle et attachant de la famille, est bien plus qu'un simple animal : un véritable membre à part entière de la fratrie, doté dans ce tome de traits presque humains.
C'est une banale dispute entre Milou et un chat siamois qui va tout déclencher. Dans la mêlée, les touches de la précieuse machine à écrire magique — celle-là même que Léa conservait jalousement en secret — sont accidentellement piétinées. En un instant, la fratrie et Milou disparaissent, happés par le pouvoir de la machine vers une destination inconnue.
Ils atterrissent dans la forêt Harpids Woodland, où un Indien mystérieux les découvre encore inconscients et s'empare aussitôt de la machine à écrire avant de s'éclipser. À leur réveil, les Garatti se retrouvent seuls, sans leur précieux sésame temporel, au cœur d'un territoire sauvage et inconnu.
Leur première rencontre va changer le cours de leur aventure : William Frederick Cody, alias Buffalo Bill en personne. Imposant, avec sa moustache épaisse et son bouc soigné, cet homme de spectacle traverse les États-Unis avec sa troupe pour mettre en scène des affrontements entre cowboys et Indiens. Il prend les enfants sous son aile et les emmène jusqu'à la prochaine ville : Warmcreak.
Mais la ville n'est pas aussi tranquille qu'elle y paraît. Douze détenus particulièrement redoutables viennent de s'évader de la prison de haute sécurité de Snaketooth, au Texas, après une mutinerie spectaculaire orchestrée par la séductrice Belle Starr. Armés jusqu'aux dents et galvanisés par leur liberté retrouvée, ils foncent droit sur Warmcreak.
C'est là qu'entre en scène Wyatt Earp, cowboy au calme olympien, à la moustache noire soigneusement taillée et au foulard rouge caractéristique. Il égrène la liste des fugitifs avec sang-froid : Billy the Kid, tueur imprévisible à l'apparence enfantine, Black Bart, voleur cultivé et intelligent qui fuit néanmoins la violence gratuite, les frères Dalton — Robert, Emmet, Gratton et Bill — brutaux et imprévisibles, Frank et Jesse James, terreur du Kansas, Cole Younger, Butch Cassidy, et Charlie Bowdre, homme de main fidèle de Billy. Une galerie de personnages qui ont réellement existé et dont Jérémy Cabrières prend soin de rappeler la véritable identité — les fans de Lucky Luke noteront d'ailleurs que si les Dalton ont bel et bien existé sous d'autres prénoms, Lucky Luke, lui, est une pure invention de la bande dessinée.
Face à ce péril, les Garatti ne fuient pas. Léa hérite d'un Colt, Paolo d'un Smith & Wesson, et les jumeaux de Remington. Unis et déterminés, ils choisissent de rester pour défendre la ville et ses habitants. Le ton est donné.
L'aventure les mènera ensuite bien au-delà de Warmcreak : au Nouveau-Mexique, dans le territoire Comanche, au Dakota, au Texas, en Louisiane et jusqu'à Chicago. En chemin, ils croiseront des figures légendaires comme Calamity Jane et l'écrivain Mark Twain, tout en cherchant à retrouver la trace de l'Indien mystérieux qui détient leur machine à écrire — leur seul billet de retour vers Saint-Flour.
Bravoure, solidarité et respect : les valeurs au cœur du roman
Dès les premières pages, Jérémy Cabrières installe une atmosphère familière et chaleureuse que les lecteurs de la saga connaissent et apprécient déjà. On retrouve avec un plaisir évident la fratrie Garatti dans son quotidien de mai 1947, à Saint-Flour.
Ce tome 5 brasse des thèmes forts et universels : la solidarité familiale, la bravoure face au danger, le respect des différences : qu'il s'agisse des peuples autochtones ou des hommes de couleur, traités ici avec une égalité de regard qui fait du bien, l'amitié, le courage collectif, et la transmission de valeurs humanistes. Le tout dans un cadre historique soigneusement documenté qui enrichit l'aventure sans jamais l'alourdir.
Il y a une belle évolution des personnages au fil des tomes, et la machine à écrire magique reste le fil conducteur narratif de la saga. L'un des grands plaisirs de ce tome est la galerie de personnages historiques grâce au voyage dans le temps, que Jérémy Cabrières convoque avec soin. Buffalo Bill, Billy the Kid, les frères Dalton, Frank et Jesse James, Butch Cassidy, Calamity Jane et même Mark Twain... autant de figures légendaires qui ont réellement existé et qui donnent au roman une couleur documentaire très appréciable.
J'ai d'ailleurs appris que les frères Dalton ont bel et bien existé, mais sous des prénoms différents de ceux qu'on connaît dans Lucky Luke : Robert, Emmet, Gratton et Bill (andis que Lucky Luke lui-même est une pure invention) Ce souci de vérité historique, glissé naturellement dans le récit, est une belle façon d'apprendre.
Milou, de son côté, bénéficie dans ce tome d'un traitement particulier : plus expressif, plus présent, presque humain dans ses réactions. Ce choix de l'auteur de lui donner davantage d'épaisseur narrative est une vraie belle idée, qui ravira particulièrement les jeunes lecteurs amoureux des animaux. Le message sur le respect des animaux. Idem nous avons le respect hommes de couleur, l'égalité de traitement entre tous les êtres humains quelle que soit leur origine, la solidarité sans faille entre frères et sœurs, le refus de fuir face à l'injustice. Une belle manière de transmettre de belles choses aux jeunes lecteurs.
L'esprit de famille, pilier de toute la saga, est encore une fois respecté. On referme ce livre avec l'envie immédiate de savoir où la machine à écrire emmènera les Garatti pour leur prochaine aventure. Un roman à mettre entre toutes les mains, dès 10-11 ans et sans limite d'âge vers le haut.
Extraits : La fratrie Garatti à la conquête de l'Ouest (tome 5)
Wyatt, brun à la moustache noire bien taillée et aux vêtements élégants, affichait une posture sereine, presque décontractée. Un foulard rouge entourait son cou, ajoutant une note de couleur à son allure distinguée et soignée. Sa stature carrée et son regard pénétrant lui confèrent une présence intimidante et fascinante simultanément.
Le chaos s'installa dans la maison des Garatti alors que Milou atterrissait lui aussi sur la table dans une glissade incontrôlée. Le siamois, dans sa fuite effrénée, grimpa le long des rideaux du salon, tandis que Milou, dans sa tentative désespérée de mordre le chat, arracha tringle et tissus avec une détermination débordante. Un meuble sur lequel Accolon s'était perché fut brusquement renversé, lorsque Milou le heurta avec son flanc dans une énième glissade, provoquant un fracas retentissant. Le salon était désormais un véritable champ de bataille, des morceaux de vaisselle jonchaient le sol, les rideaux étaient déchirés et arrachés, les chaises et fauteuils renversés sous les regards stupéfaits de Mattia et de Milo.
La fratrie Garatti se préparait à affronter les prisonniers évadés que la ville entière redoutait de voir arriver. Dans le saloon, un silence pesant s’installa, seulement brisé par les cris des coyotes qui hurlaient au loin. Paolo et Léa prenaient place aux fenêtres, leurs regards scrutant l’obscurité. De chaque côté des portes, les hommes de main de Bean se tenaient prêts, les muscles tendus, les mains sur leurs revolvers. Bean, lui, s'installait sereinement dans un immense fauteuil rouge au fond de la salle, affichant un sourire malicieux sur son visage.


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