Livre : La mort est parfois préférable • Sacha Erbel

Livre : La mort est parfois préférable • Sacha Erbel

LA MORT EST PARFOIS PREFERABLE • SACHA ERBEL


Premier livre de cette auteure que je chronique. Je découvre aujourd'hui le roman "La mort est parfois préférable" de Sacha Erbel. Auteure de 8 romans, son premier titre était, "L’emprise des sens", publié en 2016. Elle est diplômée en criminologie appliquée à l’expertise mentale, et fonctionnaire de police depuis plus de 20 ans. Découvrons son dernier roman, paru aux Editions Taurnada.


Résumé : Yan est flic à la police judiciaire de Lille. Depuis quelque temps, un « passager clandestin » s'est invité dans sa vie : « l'Araignée », c'est le surnom qu'elle lui a donné. Alors que Yan traque l'auteur du meurtre d'un journaliste connu pour ses reportages à sensation, elle n'a pas d'autre choix que de composer avec son « invisible ennemie » : insidieuse, omniprésente, l'Araignée tisse sa toile, cuisante morsure dans ses chairs survenant n'importe où, n'importe quand… En parallèle, Brath, son collègue, enquête sur la mort étrange d'un homme retrouvé décapité, assis au volant de sa voiture, la tête reposant sur la banquette arrière. En équilibre sur un fil, Yan ne baisse pas les bras, avance sur son chemin de douleurs au risque de se perdre… définitivement.



La mort est parfois préférable • Sacha Erbel - L'histoire



Yan Lebrun, n’en est plus à ses débuts, voilà plus de 20 ans qu’elle est dans le groupe. Avec Barthelemy dit Brath, ils sont devenus inséparables, toujours sur la même longueur d’ondes niveau conneries. Le flair et la précision de Brath font de lui un flic hors pair.

Yan est envoyée sur une scène de crime dans le vieux Lille avec Mika son collègue. Un homme noyé dans sa baignoire a été retrouvé la tête défoncée. Quant à Brath, il est envoyé sur une affaire de décapitation qui ressemble à un suicide. Deux scènes de crime coup sur coup, le procureur est sur les dents.

Yan découvre la victime qui gît, dans un équilibre improbable, les fesses posées sur le rebord de la baignoire et la tête immergée dans l'eau du bain. La tête de cet homme est une énorme boursouflure, remplie de contusions. 
• Est-ce un tueur sadique qui cherche à assouvir un fantasme, un jeu érotique qui a mal tourné, un tueur en série avide de rituels et de mise en scène macabre, une vengeance ?

Brath, quant à lui, il est également envoyé sur une scène d'une rare violence. Le corps d'un homme vient d'être retrouvé. Il s'agit de prime abord d'un suicide, mais par décapitation. À quelques jours d'intervalle un 2e suicide pour le moins hallucinant est découvert. Effroyable, horrible et tellement improbable. La coïncidence est plus que troublante. L'image de mort décapité de la première victime revient en mémoire de Barth. 
• Avait-il loupé quelque chose sur l'affaire précédente ? 
Quelle stupéfaction en découvrant cette scène. Pour se donner la mort, cette femme a poussé la tragédie jusqu'à inventer un système d'une ingéniosité surprenante. Son cou a été en partie déchiqueté par la lame d'une tronçonneuse. Il s’agit également d'un suicide, la femme a laissé une lettre. Le style de lettre qui laisse un malaise, on y perçoit une sorte de défi ! Il y a des éléments qui ne collent pas. 
• Quelle personne utilise le suicide comme un défi ? 

Yan et Brath ne bossent pas sur la même affaire, mais s'entraident. C'est l'esprit d'équipe de leur groupe. Recherches de témoins potentiels, portrait robot, extraction des données de l'ordinateur, du portable, diffusion du portrait robot ... toutes les pistes sont exploitées pour retrouver le meurtrier.

Malgré les douleurs qui rythment ses journées, ses nuits, son travail, ses repos, sa vie … Yan sombre dans un gouffre, sans aucune branche à laquelle pouvoir se raccrocher. Des douleurs lui transpercent ses ovaires avec force. Elle l'appelle "l'Araignée". L'endométriose, est un cycle sans fin et un enfer permanent. Cette lutte de chaque instant pompe toute son énergie. Vivre avec cette douleur lancinante et quasi-permanente sera bientôt au-dessus de ses forces. La dépendance aux médicaments ne va pas tarder à déborder sur le reste de sa vie. Yan est plongée dans un monde de douleurs physiques et morales, avec la maladie, les crises incessantes, le manque de sommeil, le moral en berne à cause de l’endométriose. Finir comme un junkie en overdose d’anti-inflammatoire et de paracétamol, voilà son triste avenir.

Brath voyait bien que son amie Yan était en souffrance, et qu’il y avait un problème. Il va tout faire pour venir en aide à son amie. Yan souhaite rester professionnelle et ne rien laisser apparaître. Personne ne doit être au courant du mal qui la ronge de l’intérieur.



La mort est parfois préférable • Sacha Erbel - Mon avis



Alors que ce pervers commençait à sortir ses « jouets », il avait sauvagement cogner jusqu'à transformer son visage en une bouillie informant

Livre : La mort est parfois préférable • Sacha Erbel

Ce roman entier traite de la souffrance. Douleur physique des meurtres, du bourreau, mais également la douleur psychique des suicidés, épuisés et rongés par cette vie insignifiante, d’indifférence, de moqueries, de harcèlement au travail et débouchant sur une fêlure sociale. Mettre fin au calvaire, plutôt que de supporter la souffrance peut-être la solution envisagée. Yan elle, ressent les deux : douleur physique et psychique. Chaque jour suffit sa peine, mais elle est au bout de ses limites 

Nous découvrons dans cet ouvrage :
• L'importance de l'amitié et d'avoir des proches à qui confier afin de ne pas être aspiré par un gouffre sans fond.
• Le combat de l’homophobie qui est long et courageux, souvent synonyme d'une vie de souffrance comme celui de la maladie
• La souffrance et la lutte du corps et de l'esprit. On se dit toujours que c'est dans la tête, que le plus important, c'est le mental, mais quand celui-ci lâche, que reste-t-il ? Une coquille vidée de toute force, remplie de douleur et de désespoir.
• Et s'il était possible de trouver une brèche physique et psychologique pour manipuler le subconscient ? 

Découvrez la plume de Sacha Erbel dans "La mort est parfois préférable". Nous plongeant au cœur de deux affaires complètement différentes, mais qui se rejoignent sur le thème de la souffrance. Un roman bien écrit, dans lequel j'ai aimé découvrir les personnages. J'aurais aimé plus d'enquêtes au détriment de la maladie de Yan et de l'évolution de l'endométriose. Les deux dossiers sont assez simples et nous arrivons facilement à mettre le doigt sur le fin mot de l'histoire, mais ce thriller est plaisant, bien documenté et l'écriture est douce et soignée.

Bonne lecture. 



7 commentaires:

  1. coucou il me tente bien celui la ! les sujets comme l endométriose me parlent et sinon c'est mon genre littéraire favori alors je note !

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  2. Coucou,

    Ha tu me tentes ! Encore un à ajouter à ma longue liste de livres à lire !

    Belle journée,
    Laura - Happy Lobster

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  3. J'aime bien les thèmes abordés, c'est important !

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  4. Tu me donne bien envie de le lire

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  5. Je ne vois que de très bons retours sur ce roman et comme je l'ai déjà dit, l'importance des thèmes abordés me plaît beaucoup !

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  6. oh oh ça me tente bien!!!!!
    merci à toi
    bisous
    Annso

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  7. wahou, ce livre doit être vraiment très prenant, je pense un peu trop dure pour moi qui réfléchis beaucoup trop

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Merci pour votre commentaire. Bonne journée

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