TAO D’OLIVIER PATRY :
UNE ENQUÊTE AUX CONFINS DU MAL
Avec TAO, Olivier Patry nous entraîne dans une enquête criminelle où la violence, les traumatismes du passé et la psychologie du tueur occupent une place centrale. Dès les premières pages, l'atmosphère est particulièrement sombre et l'affaire qui attend les policiers s'annonce hors norme.
Entre une équipe de la Crim' soudée, un meurtrier méticuleux et des pistes qui semblent disparaître les unes après les autres, le roman installe rapidement une tension qui donne envie de comprendre ce qui se cache derrière ces crimes.
Entre une équipe de la Crim' soudée, un meurtrier méticuleux et des pistes qui semblent disparaître les unes après les autres, le roman installe rapidement une tension qui donne envie de comprendre ce qui se cache derrière ces crimes.
TAO : Une plongée dans les ténèbres
Été 1986. Alors que des sévices sont commis sur des animaux, un sourire sadique se dessine sur le visage de celui qui semble déjà porter en lui les prémices du mal.
Trente ans plus tard, devant le manoir Taillandier, une joggeuse et son chien font une découverte macabre : une peau de visage a été arrachée à une victime puis exposée sur le portail. Le corps, lui, est retrouvé deux kilomètres plus loin.
Le capitaine Michel Darros est chargé de l'enquête. Derrière son expérience de policier se cache un homme marqué par la mort de sa femme, qu'il tente d'oublier dans l'alcool et le tabac. À ses côtés, Malek Marmoud, ancien membre de la brigade des mœurs, Vincent Cardet, jeune officier plutôt réservé et passionné de technologie, et Mina Taolini, 26 ans, fraîchement diplômée de l'ENSP et nouvelle équipière de Darros.
Les investigations conduisent rapidement les policiers jusqu'au manoir Taillandier, où sont organisées des soirées privées libertines. Les participants y portent des masques et les caméras de l'entrée sont volontairement coupées pour préserver leur anonymat. Pour les enquêteurs, la scène de crime devient alors un véritable casse-tête : des empreintes et de l'ADN partout, mais aucun suspect évident.
L'autopsie apporte de nouveaux éléments. La victime aurait été droguée avant d'être tuée et son visage découpé après sa mort avant d'être arraché. Pourquoi une telle mise en scène ? Pourquoi exposer cette macabre « œuvre » aux yeux de tous ?
Parallèlement à l'enquête, nous découvrons un homme vivant reclus dans une cabane au cœur de la Haute Vallée de Chevreuse. Ses trois chiens sont ses seuls véritables compagnons. Marqué par une enfance difficile, le rejet de ses camarades, la mort de ses parents et plusieurs séjours en établissements psychiatriques pour des comportements violents, il s'est construit dans l'isolement.
Pourtant, derrière cette existence solitaire se cache une vie virtuelle beaucoup plus active. Il a notamment créé un site libertin sur Internet, grâce auquel il fait de nombreuses rencontres. Mais ses attentes ont changé. Ses fantasmes deviennent progressivement plus inquiétants et une nouvelle obsession prend forme.
Pour lui, ses actes sont bien différents de l'image du tueur en série sordide véhiculée par les médias. Il pense réaliser une œuvre parfaite et accomplir une mission. Pendant ce temps, l'équipe de Darros tente de resserrer les mailles du filet grâce aux différents indices recueillis : portrait-robot, pointure, véhicule, déguisements...
Mais alors que l'enquête semble enfin avancer, les pistes s'effacent les unes après les autres, comme si quelqu'un s'employait méthodiquement à faire disparaître les traces.
Le capitaine Michel Darros est chargé de l'enquête. Derrière son expérience de policier se cache un homme marqué par la mort de sa femme, qu'il tente d'oublier dans l'alcool et le tabac. À ses côtés, Malek Marmoud, ancien membre de la brigade des mœurs, Vincent Cardet, jeune officier plutôt réservé et passionné de technologie, et Mina Taolini, 26 ans, fraîchement diplômée de l'ENSP et nouvelle équipière de Darros.
Les investigations conduisent rapidement les policiers jusqu'au manoir Taillandier, où sont organisées des soirées privées libertines. Les participants y portent des masques et les caméras de l'entrée sont volontairement coupées pour préserver leur anonymat. Pour les enquêteurs, la scène de crime devient alors un véritable casse-tête : des empreintes et de l'ADN partout, mais aucun suspect évident.
L'autopsie apporte de nouveaux éléments. La victime aurait été droguée avant d'être tuée et son visage découpé après sa mort avant d'être arraché. Pourquoi une telle mise en scène ? Pourquoi exposer cette macabre « œuvre » aux yeux de tous ?
Parallèlement à l'enquête, nous découvrons un homme vivant reclus dans une cabane au cœur de la Haute Vallée de Chevreuse. Ses trois chiens sont ses seuls véritables compagnons. Marqué par une enfance difficile, le rejet de ses camarades, la mort de ses parents et plusieurs séjours en établissements psychiatriques pour des comportements violents, il s'est construit dans l'isolement.
Pourtant, derrière cette existence solitaire se cache une vie virtuelle beaucoup plus active. Il a notamment créé un site libertin sur Internet, grâce auquel il fait de nombreuses rencontres. Mais ses attentes ont changé. Ses fantasmes deviennent progressivement plus inquiétants et une nouvelle obsession prend forme.
Pour lui, ses actes sont bien différents de l'image du tueur en série sordide véhiculée par les médias. Il pense réaliser une œuvre parfaite et accomplir une mission. Pendant ce temps, l'équipe de Darros tente de resserrer les mailles du filet grâce aux différents indices recueillis : portrait-robot, pointure, véhicule, déguisements...
Mais alors que l'enquête semble enfin avancer, les pistes s'effacent les unes après les autres, comme si quelqu'un s'employait méthodiquement à faire disparaître les traces.
Mon avis sur TAO
Enquête policière, psychologie des personnages, naissance du mal, traumatisme familial et obsession : voilà ce qui m'a particulièrement intéressée dans TAO.
J'ai beaucoup apprécié le travail réalisé autour de l'équipe policière. Elle est soudée, mais surtout profondément humaine. Les personnages ne sont pas uniquement là pour faire avancer l'enquête : on découvre aussi leur vie en dehors de la police, leurs difficultés et leurs relations. Cette dimension apporte une véritable épaisseur au récit.
J'ai également aimé la psychologie des personnages, qui est suffisamment développée pour nous permettre de comprendre leurs failles sans donner l'impression d'en faire trop. On s'attache ainsi davantage à cette équipe et à ses membres.
Le rythme est soutenu et je n'ai pas ressenti de temps mort. Les investigations s'enchaînent et les policiers doivent constamment repartir sur de nouvelles pistes. Ce qui m'a particulièrement plu, c'est cette impression que chaque avancée peut leur échapper : coup de malchance ou acte prémédité, leurs pistes semblent régulièrement disparaître comme si quelqu'un faisait soigneusement le ménage derrière eux.
Le tueur est quant à lui particulièrement dérangeant. Il est méticuleux dans sa cruauté et possède une vision complètement différente de ses propres actes. Là où les autres voient un crime sordide, lui pense réaliser quelque chose de parfait et accomplir une mission.
J'ai aimé cette réflexion autour de la naissance du mal, du passé qui façonne un individu, du péché originel et de la destruction de l'enfer familial.
Mon seul bémol concerne finalement le titre TAO. Sans dévoiler la finalité du roman, je savais déjà, en découvrant le titre, dans quelle direction l'histoire allait se diriger. Je n'en connaissais évidemment pas tous les détails, mais cela m'a retiré une partie de l'effet de surprise.
Malgré ce point, TAO m'a offert une enquête sombre et rythmée, portée par une équipe de policiers particulièrement bien travaillée et une psychologie qui ne se limite pas au simple cadre de l'enquête. Un gros coup de coeur pour cette tétralogie que vous pourrez découvrir bientôt en ligne.
- Tome 1 : TAO
- Tome 2 : Occisum
- Tome 3 : Cré(m)ation
- Tome 4 : Le Numismate
Extraits du roman
La scène de crime était noire de monde. Enquêteurs, fonctionnaires de police scientifique, Samu, légiste de garde, officiers de police judiciaire, unité canine, et bien sûr, badauds en quête de sensations fortes, un vrai capharnaüm. L’alerte avait été donnée au 17, deux heures auparavant par M. Taillandier, le propriétaire du manoir, et toutes les autorités compétentes avaient immédiatement été prévenues comme la procédure l’imposait. […] Vous comptez me préserver cette putain de scène de crime, nom de Dieu ? Virez-moi tous ces fouille-merdes avant qu’ils ne prennent des photos et posez-moi cette foutue rubalise. Je ne veux rien voir demain sur les réseaux sociaux, j’espère que c’est bien clair pour tout le monde ?
Au fait, comment font les gens pour accéder à ces soirées ? Il doit bien y avoir une liste, ou des invitations, un truc quelconque d’exploitable, non ? – Visiblement, si j’en crois le père Taillandier, tout se passe sur le net, sur des sites libertins qu’il ne connaît pas, ça a l’air hyper compliqué, histoire de mots de passe, de code secret, pire que pour entrer à la NASA apparemment, mais c’est la piste qu’il va falloir creuser en priorité. – Quelle merde...
Pour lui, tout ceci n’était que supercherie et mascarade. Il savait que, tous ces invités, sous leurs airs faussement respectables, viendraient ici, sous couvert d’un anonymat de façade, pour se fourvoyer et corrompre leurs âmes dans l’antre de la perversion. Il savait aussi que ses parents participeraient très activement à tous ces jeux dépravants, stimulés par tous ces pantins obscènes, et qu’il entendrait toute la nuit ces vulgaires marionnettes prendre du plaisir dans un concert de cris et de gémissements. Il savait qu’une odeur de chair, de sueur et de désir refoulé envahirait la demeure comme un nuage nauséabond et écœurant. […] Pour autant, il savait pertinemment qu’il aurait besoin d’aller voir. Ce soir. Encore une fois. Pour constater. Pour se faire mal. Jusqu’au jour où il ne supporterait plus. Jusqu’au jour où cette dépravation infernale ferait surgir le côté sombre de son âme tourmentée.


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