« Rojava » est une bande dessinée engagée qui nous plonge au cœur d’un conflit à la fois géopolitique et intime : celui de la Syrie du Nord, plus précisément du combat des femmes kurdes au sein des brigades YPJ contre Daesh. À seulement 16 ans, l’héroïne éponyme mêle rôle de tireuse d’élite et icône médiatique, portée bien malgré elle sur YouTube. À travers ses péripéties, la BD interroge la notion de liberté, l’égalité entre les sexes, et la réalité crue de la guerre, tout en offrant des moments de solidarité, d’humour et de fragilité. Le trait de Sébastien Morice est à la fois précis et émouvant, et le scénario d’Aurélien Ducoudray montre un vrai travail de documentation.
Chronique BD • Rojava
Dans « Rojava », nous suivons une jeune kurde de 16 ans, prénommée Rojava, qui décide de rejoindre les YPJ, les brigades féminines de l’armée kurde. Son engagement naît autant d’un idéal que d’un besoin de prouver sa valeur : elle s’entraîne durement, se prépare à des missions risquées, et veut montrer que, malgré son âge et son genre, elle peut compter sur le champ de bataille.
Rojava, en plus d’être guerrière, est une créatrice de contenu : elle tient une chaîne YouTube. Cette double identité, jeune influenceuse / combattante, crée une tension permanente. En tant qu’icône médiatique (souvent malgré elle), elle joue un rôle symbolique au sein des YPJ, mais elle doit aussi apprendre à vivre selon les règles rigoureuses du front.
Au fil des pages, elle accomplit des missions critiques aux côtés d’une escouade de combattantes. Ces moments mêlent action, danger, solidarité, mais aussi humour et désespoir. On découvre la vie de guet, la camaraderie entre les femmes, les craintes, les pertes, mais aussi les décors saisissants : ruines urbaines, paysages désertiques, tunnels souterrains.
Cependant, la guerre n’est pas seulement externe. Pour Rojava, ce conflit lui impose aussi une bataille intérieure : préserver son humanité, accepter de donner des ordres, obéir, sacrifier, tout en gardant son idéal de liberté. Elle réalise que le combat contre Daesh n’est qu’un volet : la véritable révolution pourrait être celle d’une société plus égalitaire, où femmes et hommes ont la même place.
À travers ce premier tome, Aurélien Ducoudray & Sébastien Morice posent les bases d’un récit fort, à la fois militant et poétique, qui rend hommage aux femmes combattantes kurdes
Avis BD • Rojava
Mon ressenti
La BD Rojava m’a marquée. J’ai été touchée par le contraste entre la douceur de Rojava (jeune, idéaliste, presque naïve) et la dureté du front. Le mélange d’images de guerre avec des moments intimes, des blagues, de la camaraderie rend le récit très humain. Le trait de Morice est saisissant : il capte à la fois la violence des ruines et la chaleur entre les combattantes.
On ressent l’engagement, la détermination, mais aussi la fatigue, la peur et la nostalgie d’une vie « avant ».
“Rojava” est une BD nécessaire, qui donne une voix aux femmes de Rojava. Elle mêle habilement action, réflexion politique et portraits intimes. C’est une lecture qui émeut, qui dérange, et surtout, qui invite à penser l’engagement sous un angle authentique.
On ressent l’engagement, la détermination, mais aussi la fatigue, la peur et la nostalgie d’une vie « avant ».
“Rojava” est une BD nécessaire, qui donne une voix aux femmes de Rojava. Elle mêle habilement action, réflexion politique et portraits intimes. C’est une lecture qui émeut, qui dérange, et surtout, qui invite à penser l’engagement sous un angle authentique.
Les thèmes abordés :
• L’émancipation des femmes : la BD montre comment les YPJ sont un espace où les femmes prennent les armes, non seulement pour combattre, mais pour exister.
• La liberté et la dignité : le cri « La vie, la femme, la liberté » reflète la lutte des combattantes contre Daesh, mais aussi pour un projet de société égalitaire.
• L’utopie kurde : la BD évoque une vision d’une société différente, construite sur la solidarité, l’autonomie et la démocratie.
• Le conflit intérieur : Rojava se bat aussi pour préserver son humanité dans la guerre, accepter ses émotions, ses doutes.
• La solidarité : entre combattantes, dans les moments les plus dangereux, on voit naître des liens forts.





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