PARIS DES MERVEILLES TOME 3
MAGIE, MYSTÈRES ET PASSÉ
Chronique : BD : Le Paris des Merveilles (tome 3) • L'Élixir d'Oubli
Nous sommes en 1910, dans le Paris enchanté d’Ambremer - un monde où humains, fées, dragons et autres êtres merveilleux vivent côte à côte depuis que l’OutreMonde s’est ouvert. Lors d’un dîner, Louis et Isabelle racontent à leur ami Edmont une affaire ancienne, introduisant une nouvelle enquête : des meurtres étranges, commis avec des balles faites de sélénium noir, secouent la ville.
Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage réputé et homme de principes, est chargé de l’enquête. Son investigation le mène à croiser le chemin d’un sorcier maléfique puissant, Giacomo Nero, et l’amène à se replonger dans des événements du passé - précisément en 1720 en pleine Régence - où il rencontrait déjà Isabel de Saint-Gil, fée renégate et justicière masquée.
En parallèle à son enquête dans le Paris contemporain, Griffont découvre des liens entre le meurtre d’un antiquaire apparemment sans histoire et une conspiration ancienne visant à raviver les conflits entre peuples merveilleux et humains. L’histoire nous entraîne alors à travers deux époques, révélant des indices sur une menace toujours actuelle.
Ce premier volume nous laisse sur un cliffhanger, invitant à la suite pour résoudre complètement ce mystère
Ce troisième tome de la saga, L’Élixir d’Oubli, est à la fois un hommage vibrant à l’univers foisonnant de Pierre Pevel et à l’œuvre tragiquement inachevée d’Étienne Willem, premier dessinateur de la série. Malgré le décès de Willem, la dessinatrice Capia reprend le flambeau avec respect et précision, prolongeant la dynamique visuelle établie tout en insufflant une légère touche personnelle bienvenue.
L’histoire est riche - parfois complexe - mais elle mérite qu’on s’y attarde, car l’intrigue tisse habilement passé et présent. Les décors de ce Paris enchanté, la diversité des créatures merveilleuses et la relation subtile entre Griffont et la baronne de Saint-Gil en font une lecture immersive.
Visuellement, les couleurs de Tanja Wenisch ajoutent de la profondeur et de l’émotion aux scènes, qu’elles se déroulent à la lumière des réverbères ou sous les éclats de magie. L’ensemble est à la hauteur d’un univers steampunk fantastique qui ne cesse de captiver.




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