LES QUATRE DE BAKER STREET
FACE AU YARD
Avec Les quatre de Baker Street (tome 6) - L’homme du Yard, la série poursuit son fil dans un Londres sombre et instable. Tandis que Sherlock Holmes poursuit son jeu d’ombres, les jeunes héros se retrouvent au centre d’une chasse implacable menée par Scotland Yard. Ce nouvel album privilégie l’action, la tension et les rapports de force, tout en approfondissant les zones grises entre la loi et le crime.
Chronique BD : Les quatre de Bakerstreet • L'homme du Yard
Depuis un an, Sherlock Holmes se fait passer pour mort. Cette disparition volontaire lui permet de poursuivre, dans l’ombre, son enquête sur les héritiers de Moriarty. Il avance avec méthode, misant sur le temps et la patience pour forcer ses adversaires à se trahir.
De leur côté, les quatre de Baker Street ont retrouvé la trace de Kitty, la cousine de Tom. Placée en maison de travail, la jeune fille a réussi à s’enfuir et s’est réfugiée à Dead End, un quartier aussi discret que dangereux, réputé pour faire disparaître ceux qui s’y aventurent. Un lieu idéal pour se faire oublier… ou mourir dans l’anonymat.
Mais Blackstone, superintendant de Scotland Yard, est bien décidé à remonter jusqu’à Holmes. Pour cela, il choisit de traquer les quatre enfants, devenus des cibles faciles. Très vite, le doute s’installe : Blackstone agirait-il seul ou serait-il complice des héritiers Moriarty ? Toute la police londonienne est lancée à leurs trousses.
Les jeunes amis prennent la direction de Dead End, la Rookery la plus redoutée de Londres. Aucun policier n’ose y pénétrer, et ceux qui l’ont tenté n’en sont jamais ressortis. Ce véritable coupe-gorge abrite criminels endurcis, ennemis de la Couronne et adversaires du Yard.
Lorsque la police apprend que les enfants s’y cachent, une descente est organisée. Pour justifier cette opération, Blackstone fait passer les quatre pour des messagers de terroristes, manipulant les forces de l’ordre afin de légitimer une intervention brutale.
Dans l’ombre, Sherlock Holmes observe. Il a volontairement mis la patience de Blackstone à l’épreuve pour le pousser à révéler son jeu. Malheureusement, cette stratégie place les enfants en première ligne. Holmes sait pourtant qu’une erreur finira par être commise. Le jour où Blackstone trébuchera, il signera sa perte.
Thèmes abordés : manipulation, corruption, survie, loyauté, zones d’ombre de la justice
Ce sixième tome est clairement placé sous le signe de l’action et de la tension. Ici, il n’est pas question d’une enquête classique menée pas à pas, mais d’une course-poursuite où les rapports de force dominent. La menace est constante, et les enfants ne sont plus seulement des observateurs malins, mais de véritables proies.
J’ai apprécié cette montée en pression continue, portée par un décor marquant comme Dead End, presque un personnage à part entière. La figure de Blackstone intrigue, dérange et installe un vrai malaise autour de l’autorité et de la justice. En revanche, l’absence d’une enquête structurée pourra surprendre, voire frustrer, selon les attentes.
L’histoire avance, pose des jalons importants, mais reste clairement inachevée. Ce tome agit comme un pivot, préparant la suite plus qu’il ne cherche à conclure. Un opus intense, efficace, mais qui laisse volontairement le lecteur dans l’attente.
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