GUEULE DE CUIR FACE
AU ROI DES TOMBES
Chronique BD : Gueule de Cuir • Le roi des tombes
Depuis treize nuits consécutives, Paris est frappé par un étrange brouillard rougeâtre qui surgit au crépuscule. La rumeur enfle rapidement - le responsable ne peut être que le roi des tombes, figure inquiétante déjà connue pour ses agissements dans l’ombre.
Chargé de comprendre l’origine de ce fléau, Gueule de Cuir se rend auprès de la veuve, seule personne susceptible d’apporter des réponses. Terrifiée, elle reste évasive, consciente que les plans du roi des ombres dépassent tout ce que la ville a déjà connu.
L’enquête mène Gueule de Cuir dans les rues de Paris, mais aussi sous la ville. Il découvre que des tunnels sont creusés dans le plus grand secret sous la capitale. Une œuvre titanesque, menée dans un but encore inconnu, mais dont les conséquences s’annoncent funestes.
Face à la panique grandissante, les autorités tentent de rassurer la population. Une grande messe est organisée, les reliques défilent dans Paris, un couvre-feu est décrété et les portes de la ville sont fermées. L’Église espère ainsi contenir la peur et reprendre le contrôle.
Mais le roi des ombres a déjà franchi un point de non-retour. Les morts se réveillent. Affamés, incontrôlables, ils envahissent Paris. La ville devient une nécropole à ciel ouvert, où la frontière entre vivants et morts disparaît totalement. Gueule de Cuir se retrouve face à une menace d’une ampleur inédite, dans un affrontement final qui marque profondément l’univers de la série.
Thèmes abordés - horreur, surnaturel, foi, peur collective, mort, fin d’un monde
Ce troisième tome propose une rupture nette avec l’ambiance des débuts. L’univers bascule complètement dans le surnaturel et l’horreur pure. Personnellement, ce n’est pas un terrain qui me séduit particulièrement, surtout au regard de l’ouverture plus historique et mystérieuse du premier tome.
Visuellement, la BD est impressionnante. Les dessins sont magnifiques, très détaillés, et les couleurs sombres renforcent parfaitement l’atmosphère oppressante. Le Paris nocturne, envahi par le brouillard et les morts, est saisissant.
En revanche, ce dernier volet donne le sentiment de sortir totalement du cadre posé au début de la saga. Le surnaturel prend toute la place, au point de faire oublier l’équilibre initial entre enquête, contexte historique et mystère. La fin, bien que présentée comme celle d’une trilogie, laisse volontairement une ouverture possible, au cas où...
Un tome marquant par son intensité visuelle et son ambiance très sombre, mais qui divisera selon l’attente que l’on avait de la série.
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