BD : Les quatre de Bakerstreet (tome 7) • L'affaire Moran

Les Quatre de Baker Street - Tome 07

BAKER STREET CONTRE MORAN
PARTIE FINALE


Depuis plus d’un an, Sherlock Holmes se cache, laissant Londres croire à sa disparition. Pendant ce temps, l’ombre du colonel Moran plane toujours sur Baker Street. Dans L’affaire Moran, 7e tome des Quatre de Baker Street, l’heure n’est plus à l’enquête classique mais à l’affrontement. Chaque mouvement compte, chaque erreur peut être fatale. La tension est constante, le piège se referme lentement, et la moindre pièce déplacée peut faire basculer la partie.



Voilà plus d’un an que le superintendant Blackstone s’est suicidé et que Sherlock Holmes continue de faire le mort. Cette disparition n’est pas un abandon, mais une stratégie. Holmes attend le moment parfait pour faire tomber le colonel Moran, adversaire patient et dangereux, conscient d’être surveillé.

Depuis la mort de Blackstone, Moran se fait discret. Il évite les affaires trop visibles et vit principalement de ses gains aux cartes. Selon Mycroft Holmes, ces parties lui rapportent des sommes considérables. Pourtant, Sherlock le sait - tôt ou tard, Moran commettra une erreur.

Le récit bascule lorsqu’Adair est retrouvé mort, tué d’une balle dans la tête. Le dernier à l’avoir vu vivant est Moran. Pour l’inspecteur Lestrade, comme pour Sherlock, le coupable semble évident. Un seul élément manque encore - le mobile. Cette mort devient alors l’occasion idéale pour Holmes de reprendre la partie et d’amener Moran là où il le souhaite.

Loin d’une enquête traditionnelle, L’affaire Moran se construit comme un duel psychologique. Holmes et Moran s’affrontent à distance, puis de plus en plus frontalement, à la manière d’une partie d’échecs arrivée en phase finale. Chaque personnage avance ses pions, manipule, anticipe.

La confrontation finale se joue à Baker Street. Il ne s’agit plus de résoudre un mystère, mais de conclure une guerre d’intelligence commencée depuis longtemps. Le dernier acte s’ouvre sur un face à face tendu, où politique, pouvoir et justice s’entremêlent. Et comme souvent dans l’univers de Sherlock Holmes, la victoire n’est jamais aussi simple qu’elle en a l’air.



Thèmes abordés : duel intellectuel, manipulation, pouvoir, justice imparfaite, politique

Ce septième tome marque clairement un tournant. L’affaire Moran n’est pas un épisode d’enquête classique, mais un affrontement stratégique entre deux esprits brillants. La tension est permanente, portée par une écriture plus froide, presque clinique, qui colle parfaitement au jeu mental entre Holmes et Moran.

Ce nouvel opus se termine avec la chute de Moran, qui n’en est pas vraiment une. C’est précisément ce qui rend l’album intéressant. Rien n’est totalement résolu, rien n’est totalement satisfaisant, et cette frustration est volontaire. La BD montre une justice imparfaite, influencée par la politique et les rapports de force.

Graphiquement, la série reste solide, avec une atmosphère sombre et londonienne très réussie. Les expressions, les silences, les regards en disent souvent plus que les dialogues. Les Quatre de Baker Street sont davantage en retrait dans ce tome, laissant la place au duel Holmes-Moran, mais cela sert pleinement le récit.

Un album plus mature, plus tendu, qui clôt un arc narratif important sans offrir de solution facile. Une lecture marquante, surtout pour les lecteurs fidèles de la série.




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